Pendant ma grossesse, j'ai rapidement compris qu'il était très bizarre de répondre : "le sexe n'a pas d'importance pour moi" : soit on passe pour celle qui ment ou pour celle qui est à l'ouest mais en tout cas cette réponse est rarement perçue de façon positive.

J'ai donc fait parti des mamans à l'ouest ou des mamans bizarres c'est au choix.

Le crime suprême était peut être qu'en plus de ma position neutre quand au sexe de mon bébé ... je ne voulais pas qu'on me dise le sexe avant la naissance, mais l'ex lui voulait savoir et comme il ne sait pas garder un secret de cette importance (en 1/4 de secondes il me l'aurait dit avec fierté ^^).

 

Comme je me trouvais ultra bizarre de ne pas vouloir savoir et surtout de ressentir cette indifférence (mon entourage m'avait convaincue que j'étais anormale). J'ai donc commencé à me dire le lundi qu'un garçon c'était super, puis le mardi qu'une fille c'était exceptionnelle et ainsi de suite ... sans pouvoir choisir (j'étais en colère contre moi !). Ensuite, j'ai fait des listes de points positifs filles et garçons et je suis arrivée à la conclusion que je devenais folle ... zut j'avais ce droit de juste vouloir mon bébé en bonne santé sans vouloir pour autant espérer tel ou tel sexe ...

 

 

Le grand jour est alors arrivé et la fameuse question de la sage-femme est tombée : "alors fille ou garçon ?" les yeux brillants de plaisir contenu. Je lui ai demandé en baissant les yeux si mon bébé était en bonne santé. Si ça allait ! L'ex a bien vu mon manque d'enthousiasme, mon envie de partir en courant (à moitié nue, le désastre était assuré). Il m'a sourit et a dit : "c'est une fille, tout le monde pense que c'est une fille" (c'est-à-dire sa famille, nos ami(e)s, mes collègues car une fille c'était mieux selon eux).

J'ai croisé les doigts avant de répondre : "si mon bébé est aussi chiant que sa mère ce sera un garçon" (mon esprit de contradiction avait frappé)

Lorsqu'elle m'a dit : "c'est une .... garçon" (bon elle pensait avoir vu que c'était une fille ^^) ... j'étais heureuse car je portais un petit mec et que tout le monde allait être étonné.

 

Les réactions ont été au choix :

  • ma belle-mère a fondu en larmes car mon fils n'était pas une fille (je peux te dire que je ne pardonne pas. Mon coeur de maman a pris un coup extrême)
  • la famille de l'ex était déçue. Sauf sa grand-mère paternelle, elle était simplement contente que tout aille bien.
  • mes collègues étaient désolées pour moi : "un garçon s'en va un jour", "pfffffffffffffffff ! on ne peut même pas les habiller", "tu n'es pas trop déçue?" ...
  • ma famille au contraire était hyper contente car fille ou garçon ça n'avait pas d'importance (comme pour moi en fait)

 

Plus les réactions étaient mauvaises et plus je ressentais ce besoin de protéger MON Tout Petit. Ce besoin de crier que j'attendais un petit garçon est que j'étais comblée car oui j'étais contente de pouvoir montrer qu'un garçon c'est aussi exceptionnel qu'une fille.

Aujourd'hui encore tout le monde dans mon entourage sait à quel point avoir un petit garçon est pour moi un bonheur de chaque instant. Je ne laisserais jamais personne lui laisser croire que j'aurais été plus heureuse avec une petite fille.

 

Alors, bien entendu, je suis restée la même ... et si j'ai un jour la chance de porter un autre enfant : le sexe n'aura toujours aucune importance. Si c'est un garçon cela sera super et si j'ai une fille cela sera super également. Je ne suis pas bizarre, je suis juste comme je suis. Je voulais juste porter Notre Bébé.